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Jeudi 5 décembre ce sont plus de 18 000 agents de la DGFIP qui étaient en grève sur le territoire, plus de 1800 en Occitanie.
Dans le pays ce sont près 200 000 agents publics qui ont manifesté leur désaccord total avec la politique de Macron et de Barnier le démissionnaire.
En dépit d’une motion de censure largement votée la veille et qui met temporairement en veilleuse le projet de loi de finances 2025 et certaines mesures scélérates emblématiques ( 3 jours de carence, indemnisation à 90 % des jours d’arrêt maladie suivants...) les agents des finances publiques se sont fortement mobilisés, tout comme dans l’éducation nationale, pour exprimer leur rejet catégorique d’une politique qui fait des fonctionnaires en particulier et des salariés en général de véritables boucs émissaires.
Si le PLF 2024 n’était pas un budget de progrès, celui de 2025 constituait une véritable purge pour les agents publics, stigmatisés par un Ministre de la destruction publique qui s’en prenait à leurs droits, à leurs rémunérations en les qualifiant proprement de feignants et de profiteurs sur la base de mensonges éhontés.
Le gouvernement Barnier est donc tombé et personne ne s’en plaindra.
Pour autant il suffit d’écouter hier soir le retranché de l’Elysée pour comprendre que la chute de Barnier le bref ne signifie pas abandon d’une politique.
Voilà que l’on nous parle à présent de gouvernement d’union nationale, pourquoi pas d’union sacrée, que l’on qualifie les parlementaires ayant voté la censure d’anti-républicains alors que le Président de la République avait sciemment ignoré le résultat des urnes des législatives de juillet et dont 61 % des Français réclament désormais le départ.
Il est évident que seule la mobilisation sociale et le rapport de force seront en mesure d’imposer une autre politique.
Article publié le 6 décembre 2024.