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Après les incendies de 2022 , nous avions eu droit à la Parole Jupitérienne ( 16 avril 2022) nous assurant que tout serait fait pour que la priorité environnementale fixe le cap de la politique gouvernementale....
Voilà pour les belles paroles.
Pour les actes,et n’en déplaise au Président venu en Gironde pour se complaire en belles paroles de compassion, .... on est loin du compte..... Pire, c’est l’inverse qui a prévalu :
Il suffit, comme l’a fait le mensuel Alternatives Economiques, de se pencher sur la politique d’emplois dans les opérateurs publics chargés de l’environnement.... les chiffres se passent de commentaires.
Et c’est aussi le magazine Reporterre qui livrait en 2025 , à l’occasion de l’examen de la loi dite de simplification du 17 juin 2025, un constat accablant du double quinquénat Macron, cliquez sur la photo de présentation du rapport :
Au point où l’ancien président du GIEC Jean Jouzel ( Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat , Créé en 1988 sous l’égide de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le GIEC est ouvert à tous les pays membres de l’ONU et regroupe 195 États.) , pointait dans Sud Ouest le 27 juillet les dégâts du réchauffement climatique avec les nombreuses canicules et incendies qui touchent le pays, critiquant les actions entreprises sous les deux mandats d’Emmanuel Macron s’exprimait en ces termes : « Emmanuel Macron a entubé tout le monde » :
Le paléoclimatologue Jean Jouzel dresse un cinglant bilan écologique du président dans Sud Ouest, cliquez sur la photo pour accéder à l’’article :
Et d’ailleurs il suffit de se pencher sur les orientations Lecornu/Amiel pour le budget 2027 ( plafonds des dépenses Ministérielles) pour mesurer toute l’ampleur de la supercherie gouvernementale :
Hormis les crédits de l’armée : 6,4 milliards qui viennent s’ajouter aux 9 milliards supplémentaires de 2026 !...... le gouvernement annonce que les autres dépenses ministérielles seraient limitées à un niveau « strictement inférieur à l’inflation », c’est-à-dire 0,4 % pour une inflation attendue à 1,6 %. C’est donc bien une baisse en euros constants, mais pas pour tout le monde.
Près d’1 milliard en moins pour les collectivités locales
Ainsi, le ministère de l’Intérieur aura droit lui à 1 milliard de plus (+ 4 %) quand celui de la Culture devra se satisfaire d’une reconduction sans hausse, c’est-à-dire d’une perte en euros constants de 56 millions (après 38 millions d’annulations de crédits en 2026).
Le budget de l’Éducation nationale n’« augmente » que de 0,5 %. Ce sont 232 millions de pertes sèches par rapport au budget 2026 et ses 5 000 suppressions de postes dont le nombre ne pourra qu’augmenter. Avec une prudence de Sioux, le gouvernement les camoufle : « Une nouvelle planification territoriale sera déclinée, aux côtés des élus locaux, afin de mieux anticiper la démographie scolaire dans les années à venir. »
Et on pourrait continuer la liste, cette purge s’applique à tous les ministères !
Quant aux collectivités territoriales, qui sont en première ligne ces dernières semaines pour adapter les établissements d’enseignement aux canicules, pour lutter contre les incendies, pour organiser la solidarité avec les plus fragiles et les plus précaires, c’est une reconduction pure et simple des crédits. C’est un manque à gagner de 862 millions d’euros.
Sans oublier que le 7 juillet, à Bercy, se réunissait un « Comité d’alerte des finances publiques » où 3 milliards d’« économies » sur le budget sont annoncées par le gouvernement d’ici le mois de septembre :
2 milliards de moins pour les ministères et 1 milliard en moins pour la Sécurité Sociale.
Ils s’ajoutent aux 6 milliards de crédits déjà annulés par deux décrets du 11 juin dernier, suite à un premier comité d’alerte.
Voici quelques exemples des « économies dites nécessaires » mises en œuvre par le gouvernement par ces décrets.
– 43 millions de moins pour l’enseignement scolaire, alors que les parents et enseignants se mobilisent contre les fermetures de classes ;
– 38 millions retirés de la culture, alors que la majorité des artistes vit dans la précarité, que la survie de nombreux festivals est menacée ;
– 20 millions de crédits annulés pour la prévention des risques, quand les incendies se multiplient dans le pays faute de moyens pour les contenir ;
– 139 millions en moins pour la recherche, et 160 000 bacheliers qui n’ont pas trouvé de place en université ;
– 28 millions supprimés pour l’immigration et le droit d’asile, conséquence du renforcement des politiques racistes ;
– 48 millions de crédits retirés aux collectivités territoriales, déjà étouffées financièrement.
Rappelons que le budget d’austérité, dans lequel le gouvernement taille à nouveau contient 9 milliards de crédits supplémentaires pour la guerre, c’est exactement le montant des « économies nécessaires » décidées quelques mois après.
Ce Comité d’alerte a été mis en place en 2025 par le gouvernement Bayrou. Y siègent avec le gouvernement des représentants des parlementaires, des collectivités, des « partenaires sociaux », des caisses de sécurité sociale… Le dogme qui préside à ses travaux, c’est « toute dépense nouvelle doit être compensée ». ........ mais pas par l’imposition des ultra riches ou de la remise en cause, même partielle, des 220 milliards d’aides annuelles aux entreprises ( accaparées à 85 % par les plus grandes entreprises).
Article publié le 31 juillet 2026.