vous êtes ici : accueil > Conditions de travail. > Conditions de travail.
Ce vendredi 3 juillet la direction avait programmé une réunion concernant le DUERP et les remontées des réunions de service sur le sujet.
Compte tenu de l’actualité ( période caniculaire vécue et enseignements à en tirer), le groupe de travail DUERP se réunira le 21 juillet 2026.
La CGT avait demandé à ce que l’on évoque la situation exceptionnelle de canicule ( 72 départements placés en vigilance rouge durant plusieurs jours) que l’on a vécu sur les 10 derniers jours et ce d’autant plus que ces périodes sont appelées malheureusement à se renouveler.
Ainsi, dès la semaine prochaine, sans que l’on se retrouve dans une situation similaire à celle des jours passés, le thermomètre devrait à nouveau repartir à la hausse .
En premier lieu nous tenons à remercier tous les personnels de la division Budget Immobilier Logistique qui ont répondu du mieux possible aux besoins qui s’exprimaient dans les services.
Les difficultés étaient en effet multiples :
A la suite d’une première réunion demandée par la CGT au début de l’épisode caniculaire, la direction avait pris les dispositions suivantes qu’elle avait notifié aux chefs de service afin que les agents en soient informés :
Lors de la réunion de ce jour , la CGT a indiqué qu’elle s’était rendu sur sites et qu’elle avait pu constater que l’information sur ces mesures n’avait pas forcément circulé.
Pour éviter à l’avenir que ces difficultés de communication se reproduisent la CGT demande à ce que les mesures prises soient répercutées à l’ensemble des agents du département.
Et au delà la CGT a demandé à ce que le plan canicule soit actionné selon les niveaux d’alerte météo répertoriés et que ce plan soit publié en première page d’Ulysse 65 , à l’image de ce qui se fait dans d’autres directions ....
Par ailleurs , en reprenant en détail la situation des services les besoins suivants ont été répertoriés, bien souvent liés aux caractéristiques immobilières et d’agencement des bureaux de chacun des sites :
Compte tenu de la configuration des locaux ( succession de bureaux individuels ) la fourniture de climatisations mobiles ne permet pas de répondre aux besoins.
La CGT considère que le bâtiment devrait être climatisé dans son entier, ce qui suppose de négocier rapidement avec la commune de Lannemezan, propriétaire des locaux.
Cet objectif n’étant pas réalisable à court terme, la CGT a proposé que la salle de réunion du 1er étage soit climatisé afin qu’elle puisse devenir une salle de "co-working" , ce qui supposera de l’équiper également en terme de réseau informatique.
Cette éventualité suppose d’en discuter rapidement avec le Maire de Lannemezan. La CGT va demander audience en ce sens.
A l’évocation de cette proposition nous avons appris que dans un "souci de répondre à un besoin d’installation de personnel de l’éducation nationale" ( 5 personnes concernées) et sans nul doute dans un souci de densification des locaux de l’Etat, la DDFIP 65 allait proposer que les locaux du centre des finances publiques de Lannemezan accueillent ces personnels........ et bien sûr on nos dit qu’il faut faire preuve de solidarité pour accueillir ces personnels en déshérence.....
De qui se moque-t-on ?
Il n’est pas question de ne pas se sentir solidaires d’agents publics de l’éducation nationale, mais là n’est pas le sujet.
Pour la CGT il n’est pas question d’accepter cette installation.
Une installation dont la Formation Spécialisée et les élu.e.s du personnel n’avaient bien entendu pas été informés.
Nous considérons que l’inspection académique et la préfecture doivent apporter des réponses et que la DDFIP 65 doit quant à elle apporter des réponses aux difficultés d’installation rencontrées par les agents de Lannemezan du fait des canicules présentes et à venir.
Là est la priorité !
Quoiqu’il en soit, la CGT va saisir le Préfet sur le sujet, comme elle demandera à être reçue dans le cadre du NRP 2 qui s’annonce et que nous évoquerons avec le nouveau directeur le 20 juillet 2026. .
Nécessité d’un climatiseur supplémentaire.
A l’image du centre de Lannemezan nous nous retrouvons avec un bâtiment qui n’appartient pas à l’Etat ( ici c’est un particulier) et qui présente d’énormes carences en matière d’isolation et d’ambiance thermique.
A défaut de solutions de court terme de réinstallation immobilière, il est impérieux de réinstaller au 1er étage les agents installés au second mais là encore cela ne pourra se faire à court terme.
Par ailleurs et à l’image de ce qui a été proposé pour Lannemezan, l’idée de climatiser la salle de réunion pour en faire un espace de co-working doit être envisagé et mener à bien.
Mardi 23 juin 2026 :
Au delà des dispositifs d’urgence divers et variés il est désormais patent que les effets du changement climatique et du réchauffement qui en résulte nécessite une véritable politique de fond et une véritable planification.
Cela suppose une appréciation précise de l’état de l’ensemble du parc immobilier de la DGFIP et le lancement d’un plan d’investissement à la hauteur des besoins ainsi qu’une réflexion globale car l’on sait aussi qu’à l’heure actuelle la climatisation est elle même responsable de 7 % des émissions de Gaz à effet de serre.
Pour autant la situation que vivent, les hôpitaux, les établissements scolaires et nombre de services publics n’est plus acceptable.
80 % des écoles primaires ont été construites entre 1950 et 1975 et entre 10 et 20 % des bâtiments présentent un état de dégradation important. Seulement 14 % répondent aux normes « bâtiments basse consommation » d’après le ministère de l’Éducation nationale.
Plutôt que de lancer en urgence un grand plan pour que cette situation ne se reproduise pas chaque année, le Gouvernement a choisi de baisser le Fonds Vert qui permet aux collectivités de rénover le bâti scolaire.
Entre la loi de finances de 2024 et celle de 2026, le Fonds vert a ainsi perdu 1,65 milliard d’euros ! En 2025, 352 dossiers ont été financés pour 80,5 millions d’euros de subventions octroyées, ce qui constitue une baisse significative, par rapport à 2024, de 68 % des dossiers et de 79 % des subventions !
Un sondage du SNES-FSU indique que près de 78 % des collèges et lycées interrogés ont relevé plus de 30 °C en classe lors de cet épisode de chaleur, et plus de 33 °C dans un établissement sur cinq. Lundi 22 juin 2026, la FSU-SNUipp a révélé que la température moyenne des classes primaires était de 32,1°C, en se basant sur les relevés de 5 147 écoles.
Selon le syndicat Samu-Urgences de France (SUdF), les appels au 15 ont explosé alors que le pic des températures n’était même pas atteint : 30 à 40 % d’appels en plus tandis que les passages aux urgences ont augmenté de 10 % à 20 %. Plusieurs hôpitaux ont activé le plan blanc qui permet de déprogrammer certaines activités et de rappeler du personnel.
D’après Oxfam, la part des recettes des hôpitaux investie dans leur bâti a reculé de 39 % entre 2005 et 2024. Or, plus il fait chaud, plus le système hospitalier est sollicité. Ainsi, les canicules de plus de sept jours augmentent de 70 % le risque d’insuffisance rénale aiguë et la chaleur augmente de 7 % le risque de décès par infarctus – dont les femmes meurent deux fois plus lors des 1 % des journées les plus chaudes de l’année. Dans son rapport Santé et climat : La fièvre monte , l’association alerte également sur les conséquences sur les médicaments. En effet, parmi les vingt médicaments les plus vendus en France, seulement sept peuvent être conservés sans problème à des températures supérieures à 30 °C, dont une grande partie est très sensible à l’ex position à la chaleur ou à l’humidité.
LIRE LE RAPPORT OXFAM MENACE NOTRE SANTE
L’urgence est par conséquent à l’installation de la climatisation dans l’ensemble des hôpitaux publics ( cela demande un investissement d’1,6 milliards) , dans les chambres des EHPAD, et dans les établissements scolaires afin que les usagers et les personnels soient hors de danger.
Immédiatement, il faut prioriser l’installation de brasseurs d’air, de ventilateurs, de stores, de brise-soleil et de films solaires dans ces lieux accueillant des publics vulnérables. Des points d’eau mobiles doivent être mis à disposition dans ces structures.
Un fonds d’urgence doit être débloqué pour installer des volets et persiennes partout où il en manque et planifier la rénovation thermique des bâtiments publics.
Les canicules se répètent et s’intensifient et ont des conséquences importantes sur la santé des travailleur·ses, en particulier celles et ceux qui exercent leur activité en extérieur ou qui sont exposé·es à des contraintes physiques intenses.
Selon la Direction générale du travail, neuf accidents du travail mortels ont eu lieu pendant la canicule en 2025, dont six dans le cadre d’une activité professionnelle de construction et travaux ou d’agriculture. Récemment, dans la semaine du 25 mai 2026, un ouvrier du BTP de 19 ans est mort des suites d’un malaise attribué à la chaleur alors qu’il travaillait sur un toit.
Ces drames s’ajoutent aux 48 travailleur·ses décédé·es à cause des fortes chaleurs entre 2018 et 2023 : un chiffre « clairement sous-estimé » selon Santé Publique France en raison de l’invisibilisation des accidents du travail.
Pourtant, le Gouvernement ne propose rien pour protéger ces travailleur·ses mis·es en danger. Il se contente d’opérations de communication sans mesures réellement contraignantes pour les employeur·ses.
Communiquer c’est aussi ce que fait Mme Amélie Verdier - Directrice Générale - lors du CSAR du 2 juillet qui est un catalague de mesures creuses en matière de transition énérgétique et climatique.
Entré en vigueur le 1 er juillet 2025, un nouveau décret impose par exemple de prévoir au moins trois litres d’eau par salarié·et par jour, mais il ne définit aucune température maximale de travail, ne renforce pas le droit de retrait des salarié·es exposé·es, et de manière générale, ne prévoit d’action qu’à condition que l’employeur·se reconnaisse l’existence d’un risque.
La mission AUDIT de la DGFIP reconnait d’ailleurs dans les documents remis au CSAR l’inefficacité et la vacuité de ce décret du 1er juillet 2025.
Face à l’intensification des épisodes de chaleur extrême, adapter notre code du travail aux conséquences du réchauffement climatique est indispensable. Il faut désormais fixer des températures maximales de travail qui ouvre la possibilité d’un droit de retrait climatique.
Il faut envisager la limitation en durée de la journée de travail dès que le niveau 3 d’alerte météorologique est atteint ( 6 heures de travail par jour par exemple)........
Les organisations syndicales des finances publiques ( CGT-Solidaires-CFDT-CFTC-FO) ont refusé de siéger lors du CSAR du 2 juillet 2026 où la direction générale comptait se gargariser de son plan de transition rachitique et annoncer son NRP2 en se contentant d’une fiche informative de 2 pages.
Et cette direction générale ose encore se prévaloir de la bienveillance et de l’écoute ......... tout cela n’est que mépris de hauts fonctionnaires très bien payés pour servir une politique de destruction des services publics.
LA CGT INTERPELLE LA DIRECTRICE GENERALE
A l’occasion du passage du Tour de France dans le département certaines communes se voient imposer des contraintes de circulation qui affectent directement les accès aux sites de la DDFIP ( heures d’arrivée ou de sortie).
La CGT a demandé à ce que les agents qui ne sont pas en disposition de télétravailler bénéficient d’une Autorisation d’Absence lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés d’accès ou de sortie de la commune concernée.
Par exemple la commune de Maubourguet sera totalement bouclée entre 13 h et 18 h.
La direction a indiqué que les modalités suivantes sont applicables sur les sites de Maubourguet, Lourdes, Lannemezan :
Exemple là aussi de Maubourguet où les agents ne télétravaillant pas pourront bénéficier d’une ASA l’après-midi du 8 juillet ( Maubourguet étant bloqué à partir de 13 h jusqu’à 18 h ).
Article publié le 3 juillet 2026.