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COMPTE RENDU DU GROUPE DE TRAVAIL NATIONAL LIGNES DIRECTRICES de Gestion MOBILITÉ.

On aurait dû titrer : LIGNES DESTRUCTRICES DE GESTION ....

À la lecture des documents de ce Groupe de Travail , le message était hélas limpide : la direction cherche à développer et à banaliser la mobilité interne basée sur des postes au choix.

Ainsi, selon l’administration, les chefs doivent pouvoir choisir avec qui ils vont travailler et pouvoir leur demander d’être immédiatement opérationnels !

Finie la notion d’agent, différenciée par des grades, ce serait des « recruteurs » et des collaborateurs choisis.

La Direction dénomme désormais les directeurs et tous les chefs de services, les « recruteurs ».

Les agents sont des collaborateurs qui auront été choisis par des recruteurs.

L’administration organise, avec la généralisation des postes aux choix, un vaste programme de cloisonnement professionnel et, par la force des choses, de discrimination.
Qui voudra d’une personne en situation de handicap, proche de la retraite, ayant ou allant avoir des enfants…

Sans aucun recul de sa part, mettre en place des postes aux choix, c’est, selon l’administration, mettre en place un système objectif qui permet de laisser sa chance à tout le monde, et même le respect des priorités légales (celles-ci intervenant pour départager des profils identiques, autrement dit jamais, puisque aucun individu n’a le même parcours de vie !).

Dans la pratique, il existerait des grilles d’analyse des candidatures afin de garantir les droits d’équité, mais elles ne sont pas communicables, il faut faire confiance à l’administration et aux « recruteurs »...

Tout cela, sans aucune possibilité de contrôle.

Pourtant, au regard du nombre de contrôles que subissent les agents de la DGFIP, nous savons que la confiance n’exclue pas le contrôle, adage qui n’est donc appliqué qu’aux futurs « collaborateurs ».

Nous avons bien évidemment dénoncé ce système de recrutement basé sur la subjectivité. Qu’importent nos arguments et les échanges avec l’ensemble des organisations syndicales, l’administration continue. Pour elle, le recrutement au choix permet la fluidité.

Un seul mouvement au 1er septembre présente trop de rigidité. Cette rigidité que l’administration a elle-même créée en supprimant le mouvement complémentaire du mois de mars.

La CGT Finances publiques a réaffirmé face à ces arguments fallacieux que généraliser les postes aux choix, c’était faire le choix de l’arbitraire et de l’opacité en comparaison d’un système basé sur l’ancienneté et des priorités, certes perfectible, mais avec les mêmes règles pour tous.

Accéder au compte rendu édifiant de ce groupe de travail du 9 octobre 2024 en pièce jointe ou en cliquant :

LDG MOBILITE

Article publié le 29 octobre 2024.


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